Récemment nommé à la tête de VEHIPOSTE, Alexis Antoszkiewicz a décidé de remettre le client au cœur des préoccupations de l’entreprise. Avec à la clé, deux grandes priorités : aller à la rencontre des DEX pour mieux comprendre leurs besoins et leurs enjeux ; optimiser les prestations proposées tant au niveau de l’accompagnement que du coût. Une mission passionnante qui nécessite vision, innovation et coopération.
Pouvez-vous revenir sur les grandes étapes de votre parcours ?
Après ma formation à l’EDHEC, j’ai eu la chance de contribuer en 1994 au lancement du projet Eurostar au sein de la filiale anglaise de la SNCF, dans le cadre de mon VSNE*. De retour en France, je suis entré chez Sofipost, holding qui, à l’époque, regroupait toutes les filiales du Groupe La Poste, où j’ai fait du contrôle de gestion. De 1995 à aujourd’hui, je n’ai cessé de participer à de belles aventures humaines et industrielles au sein du Groupe. J’ai ainsi fait partie de l’équipe qui a créé STP (Société de Traitement de Presse), désormais partie de Viaposte Industries, avant d’intégrer la direction du courrier international comme directeur de la stratégie pendant cinq ans.
J’ai ensuite participé au formidable projet Cap Qualité Courrier en pilotant la transformation du CTC d’Arras (62) en PIC et l’ouverture de la PIC du Nord à Lesquin (59) avant de contribuer à la création de la joint-venture Asendia, à la direction d’Asendia France. Plus récemment, après deux expériences chez Asten Santé et à la tête de l’unité d’affaires courrier industriel, j’ai été directeur du schéma directeur industriel de la BSCC pendant plus de quatre années. J’ai toujours pu saisir de formidables opportunités, si bien qu’au cours des 31 ans que j’ai passés à La Poste, j’ai eu des expériences riches et diversifiées, caractérisées par des mobilités fonctionnelles et géographiques, avec deux passages marquants à l’international. S’il y a un fil rouge dans mon parcours, c’est le fait d’avoir pu contribuer à d’importants projets stratégiques, où la notion de transformation était prépondérante. Depuis le 9 février dernier, je suis président de VEHIPOSTE, filiale dédiée à la gestion du parc de véhicules et des mobilités au sein du groupe.
Quelles sont les grandes lignes de votre feuille de route au sein de VEHIPOSTE ? Quels défis faudra-t-il relever ?
Les équipes de VEHIPOSTE sont au cœur d’un écosystème technique et opérationnel complexe. Le défi permanent à relever est d’optimiser cet environnement afin de proposer une offre simplifiée, facilitant la vie des utilisateurs et au coût global le plus juste pour le Groupe. C’est pourquoi, depuis que j’ai rejoint VEHIPOSTE, nous travaillons notamment sur deux axes prioritaires. D’abord, aller à la rencontre de nos clients afin de comprendre leurs enjeux, leurs besoins, écouter ce qu’ils ont à nous dire et cerner, notamment, les axes d’amélioration qu’ils attendent de notre coopération. Nous avons dans ce cadre, intensifié les points de rencontre et d’échange avec les clients (filiales et entités de la maison-mère). Avec la BSCC, premier client de VEHIPOSTE, nous avons démarré un tour de France des DEX. Cette démarche, initiée à Liévin (62), Rennes (35) puis Marseille (13) et fondée sur la proximité, revêt deux avantages. Elle permet déjà d’échanger sur nos procédures, sur nos offres – qui ne sont pas toutes connues de nos clients – et sur leurs retours d’expérience. Elle facilite aussi la construction de plans d’actions concrets afin de répondre encore mieux aux attentes du terrain. C’est ainsi que nous nous sommes fixés l’objectif de parvenir, d’ici un an, à réduire de moitié la durée des immobilisations de la DEX Bretagne. Ensuite, et c’est notre seconde priorité et l’objet même de l’existence de VEHIPOSTE, il s’agit de faire toujours mieux, à des coûts optimisés, en rendant l’écosystème où nous opérons simple et intelligible. Il ne faut pas oublier qu’en tant que filiale de moyens, nous restituons intégralement la valeur que nous créons, c’est-à-dire les économies que nous générons, directement à nos clients.
La BSCC est votre principal client. Y a-t-il des enjeux qui lui sont spécifiques ?
L’outil de travail des factrices et des facteurs de la BSCC, c’est leur véhicule. C’est pourquoi nous avons remis les DEX – et donc les utilisateurs de nos véhicules – au cœur de nos préoccupations. Dans une conjoncture marquée par la bascule vers l’électrification, avec une inflation du prix des pièces détachées et avec l’objectif d’augmenter la durée d’utilisation des véhicules, il s’agit de veiller à ce que nos solutions soient non seulement efficaces, mais aussi économiquement abordables. Nous devons être imaginatifs et faire en sorte que l’expérience client soit au rendez-vous. Nous avons, par exemple, déjà travaillé sur l’optimisation de notre référencement de garages et réfléchi à de nouvelles solutions d’entretien, dans la continuité de solutions existantes telles que la réparation de pare-brise ou le remplacement de pneus directement sur site. Dès juin, nous disposerons d’un réseau de fast-fitters ou réparateurs rapides grâce auquel l’entretien courant de nos véhicules pourra se faire plus rapidement. Nous nous efforçons d’améliorer sans cesse nos prestations. Cela implique de corriger ce qui ne va pas ou ce qui prend aujourd’hui trop de temps, de travailler correctement et au coût le plus bas possible pour éviter le gaspillage. Cela nécessite en outre de travailler avec nos clients aux conditions d’utilisation qui vont permettre de réussir collectivement le challenge d’abaisser encore le coût du parc avec une satisfaction client croissante. C’est pour moi une mission aussi noble que valorisante qui nécessite de conjuguer excellence, réactivité et efficacité.
* Volontariat au service national entreprise