PARCOURS
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Le choix des relations humaines et de l’opérationnel
Le choix des relations humaines et de l’opérationnel

Entrée à La Poste en apprentissage fin 2010, Laure Déan a très vite acquis un goût profond pour le travail sur le terrain aux côtés des équipes. Un goût qui l’a guidée dans ses postes successifs, tournés vers l’opérationnel. Responsable production et directrice adjointe de la plateforme industrielle courrier de Wissous, elle pilote la production du site et optimise l’allocation des ressources, dans une recherche constante de qualité de service.

Rencontre avec une femme dont le parcours a pour fil conducteur le fait d’accompagner, de fédérer et relever des défis au plus proche du terrain.

Pouvez-vous décrire en quelques mots votre mission au sein de la plateforme industrielle courrier (PIC) de Paris-Sud Wissous ?

Je manage et j’accompagne les 7 responsables de traitement du site, qui animent une quarantaine de managers de proximité. Nous sommes 780 personnes sur la PIC.

Au quotidien, mon rôle est d’allier management des équipes, pilotage opérationnel et conduite des projets stratégiques tout en garantissant la santé et sécurité au travail (SST) ainsi que la qualité de service. Au-delà de figurer parmi les plateformes les plus importantes en France, le site de Wissous est l’un des rares à fonctionner 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, à l’exception de 4 heures le dimanche. La PIC joue un rôle central dans les traitements et les acheminements de la DEX-CIL. Chaque jour est un nouveau challenge pour nous !

Quelle est l’actualité du moment à la PIC de Wissous ?

Comme toute la BSCC, nous faisons face à l’accélération de la baisse des volumes de courrier. Sur notre site, ces trois dernières années, elle a été en partie compensée par la récupération du trafic issu de trois départements, le Loiret, le Cher et la Nièvre. Nous avons aussi mené plusieurs projets tels que la bascule de la nouvelle gamme courrier (NGC), l’intégration des activités de la plateforme logistique de Bonneuil-sur-Marne ou le rattachement de 4 cellules T0. Depuis le début 2026, la baisse de trafic sur notre activité historique, le traitement du courrier, se fait davantage sentir. Nous ajustons donc nos moyens de production tout en garantissant aux trois DEX de notre secteur, Île-de-France, Centre-Val de Loire et Bourgogne-Franche-Comté, une qualité de service inchangée.

Nous devons faire preuve de réactivité et surtout d’agilité ! Nous nous engageons avec détermination dans la mise en place de nouvelles activités. La première est l’assemblage et la réception d’imprimés publicitaires (IP), pour l’Essonne depuis septembre 2025, puis pour le Val-de-Marne et la Nièvre, d’ici à la fin de l’année. La seconde porte sur un axe de diversification essentiel pour la BSCC : Log’issimo, avec l’injection directe de nouveaux clients sur notre site.

Dans ce contexte, quelles sont vos priorités ?

Mes deux axes majeurs restent les mêmes quelle que soit la situation. Le premier est de réduire l’accidentologie et l’absentéisme. C’est une préoccupation quotidienne et une mobilisation constante pour nous. Le second porte sur la qualité de service que nous devons aux PIC comme aux PDC qui dépendent de nous. Pour compléter ce tableau, nous avons également une priorité immédiate liée à la baisse accélérée du courrier. Elle porte sur notre capacité à optimiser nos ressources, nos process et à réussir la mise en place de nouvelles activités sur le site : l’IP et Log’issimo.

Quelles ont été les grandes lignes de votre parcours professionnel ?

J’ai 36 ans et j’ai rejoint La Poste il y a 15 ans, en apprentissage dans le cadre de mon master en management, marketing et production de services à l’IAE Gustave Eiffel. Recrutée en CDI comme responsable qualité en 2012, j’ai évolué en tant que responsable du centre d’entraide de Seine-et-Marne, responsable production en PPDC, responsable production puis directrice de l’agence Colissimo de Seine-et-Marne. J’ai rejoint la plateforme de Wissous en janvier 2023. Le fil conducteur de mon parcours est sa dimension opérationnelle, au contact permanent du terrain et en prise directe avec les équipes. J’ai eu l’opportunité de changer d’activité à plusieurs reprises et d’évoluer tout en restant en production. Je porte un réel intérêt pour cet univers !

Quelle est l’expérience dont vous êtes la plus fière ?

C’est la période de la crise sanitaire Covid-19 ! J’étais alors directrice de l’agence Colissimo de Seine-et-Marne. Ce contexte était à la fois incertain, du fait des changements constants liés aux règles de confinement, et très intense sur le plan managérial pour notre agence qui était 100 % déconfinée ! Commander en ligne était le seul moyen pour les Français de recevoir des produits. Nous avons donc dû nous adapter au quotidien et gérer des hausses de trafic très importantes. Je suis fière de la mobilisation sans faille de l’équipe, des postiers ainsi que de nos partenaires de livraison et logistique, qui ont pris à bras le corps leur mission, avec un engagement exceptionnel.

Pour conclure, quelle est votre marque de fabrique ? Le fait d’être une femme influe-t-il sur votre comportement ?

Ce qui me caractérise avant tout est mon goût pour l’humain et l’opérationnel bien sûr ! Fédérer les équipes autour de défis communs, accompagner le développement de chacun et voir mes collaborateurs évoluer et progresser, constituent de grandes fiertés et de réelles sources de motivation. Au cours de ces 15 dernières années, j’ai eu la chance d’être accompagnée par des managers qui m’ont accordé leur confiance et m’ont permis d’évoluer, merci à eux ! Et je suis convaincue qu’oser agir, apprendre en continu et dépasser ses propres limites permet de relever de nouveaux défis que l’on soit une femme ou un homme !

« Le fil de mon parcours est sa dimension opérationnelle, au contact permanent du terrain et en prise directe avec les équipes. »