PARCOURS
PARCOURS
« Être positif et constructif est essentiel pour mener notre transformation »
« Être positif et constructif est essentiel pour mener notre transformation »

 

Guislain Owiesny a été nommé directeur exécutif (DEX) de la région Auvergne–Rhône–Alpes le 1er juin dernier. Il revient sur son parcours depuis son entrée à La Poste, il y a presque 18 ans, partage les principes qui guident son action au quotidien et expose les priorités structurantes de sa feuille de route. Rencontre.

Après avoir travaillé dans plusieurs régions, vous êtes à la tête de la DEX AURA.
Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

Ma carrière s’articule en trois temps. Après mes études, j’ai d’abord travaillé dans la grande distribution, surtout au sein du groupe Casino, dont le siège est d’ailleurs en Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), à Saint-Étienne, puis chez Conforama. J’ai passé plus de 10 ans dans cet univers, en tant que directeur du service après-vente. J’ai ensuite créé une entreprise avec un ami avant de rejoindre la BSCC, en septembre 2008, il y a bientôt 18 ans. Même si cela ne semble pas évident à première vue, il y a plusieurs points communs entre les acteurs de la grande distribution et le groupe La Poste ! Les deux principaux sont la place très forte de l’humain, avec un vif attachement à la proximité et un sens profond du collectif, d’une part, et le management d’équipes autonomes, travaillant en grande partie à distance, d’autre part. Directeur d’établissement pendant 10 ans en PACA, j’ai évolué comme directeur opérationnel dans cette même région, avant d’être nommé DEX de la région Hauts-de-France fin 2023.
Arrivé en Auvergne-Rhône-Alpes le 1
er juin dernier, je suis très heureux de prendre les rênes de cette belle région.

Quelle est la réalisation dont vous êtes, jusqu’à présent, le plus fier ?

La première qui me vient à l’esprit est celle d’avoir signé, en 2017, alors que j’étais directeur d’établissement, grâce à une affaire remontée par un guichetier, notre premier contrat Les petits plats portés avec une cantine à Saint-André-de-la-Roche. En effet, nous démarrions alors de zéro, avec trois tournées, et sommes progressivement montés en puissance. Un an plus tard, grâce à cette expérience réussie, nous avons gagné un appel d’offres sur la ville de Nice, représentant 550 repas livrés et 12 tournées. Je suis très fier de cette réussite collective, emblématique de la dynamique de transformation de la BSCC. Elle a d’ailleurs été très longtemps citée par nos dirigeants comme un cas d’école de notre diversification. J’aimerais citer une autre réalisation dont je suis tout aussi fier. Il s’agit de ma contribution à la dynamique collective d’ampleur qu’est la transformation managériale de notre Branche, menée dans le cadre du système d’excellence. Les bases en ont été posées en 2015, elle n’a cessé de grandir depuis et nous mesurons chaque jour les fruits de son déploiement.

Qu’est-ce qui vous motive au quotidien en tant que DEX ?

À la tête de la région Hauts-de-France comme maintenant en Auvergne-Rhône-Alpes, j’ai à cœur d’incarner une posture managériale. Elle se traduit pour moi par cinq mots-clés : transmettre, inspirer, développer, engager et travailler en équipe. Ces principes très concrets me guident au quotidien. La BSCC est confrontée à un environnement ultra-exigeant, marqué par l’accélération de la baisse du courrier et l’intensification de la concurrence sur le colis. Je suis convaincu qu’un DEX doit rester à la fois constructif et positif afin de poursuivre avec détermination et sérénité la dynamique de diversification engagée. Comme vous le savez, la Coupe du monde de football est en cours. De la même manière qu’une équipe de football, nous devons savoir à la fois défendre et attaquer ! L’esprit de conquête, l’audace et l’envie sont des atouts essentiels pour gagner.

Quelles sont les particularités de la région AURA et les priorités de votre feuille de route ?

Notre région est extrêmement vaste. Il y a quelques jours, l’un de mes collaborateurs m’a fait remarquer qu’elle a la même taille que l’Irlande ! Elle recouvre des réalités – géographiques, économiques et culturelles – très diverses. Entre Lyon et le Cantal, entre les Savoie et la Drôme, les contrastes sont saisissants. Cette diversité est, pour moi, une immense richesse. Ma feuille de route s’articule autour de trois priorités. La première est de garantir l’équilibre économique de notre DEX tout en maintenant la qualité de service due à nos clients. Face à une concurrence exacerbée, cette qualité est un atout différenciant qu’il nous faut absolument préserver. La deuxième est de prendre soin des équipes en refusant toute fatalité sur l’accidentologie. C’est l’ambition de l’axe Protéger du programme Échangeons. Pour retrouver le chemin d’une baisse pérenne des accidents du travail, une mobilisation collective est indispensable. Les initiatives qui remontent du terrain s’avèrent, à ce titre, particulièrement efficaces. Ma troisième et dernière priorité est de continuer à développer tous nos relais de croissance – Colissimo, Log’issimo et les services portés par notre marque Proxeo – en saisissant les nombreuses opportunités que nous offre notre région.

En conclusion, quelles sont, selon vous, les principales qualités d’un DEX ?

Il y en a trois. Un DEX doit d’abord garder le cap, en incarnant une vision et une stratégie claire et pérenne. Cela implique sang-froid et détermination. Il doit également faire preuve d’empathie et d’écoute, en se mettant à la place de ses interlocuteurs, internes et externes. C’est essentiel pour lever les freins, mieux comprendre les réalités de chacun et embarquer tout le collectif dans la transformation. Enfin, il faut rester humble, en sachant se remettre en question. Un triptyque de qualités essentiel pour bâtir l’avenir de la région AURA.

« Je suis convaincu qu’un DEX doit rester à la fois constructif et positif afin de poursuivre avec détermination et sérénité la dynamique de diversification engagée. »