Nommé directeur délégué aux opérations de la BSCC depuis juin, Christian Morel arrive au siège avec une grande expérience du terrain. Il revient sur son parcours, ses convictions managériales et les grands défis qui l’attendent à l’échelle nationale.
Quel est votre parcours à La Poste ?
Cela fait plus de 30 ans que j’évolue au sein du Groupe, principalement dans les métiers opérationnels. J’ai d’abord exercé dans le traitement du courrier, en dirigeant des centres de tri et en pilotant des projets de transformation industrielle : en Auvergne Rhône-Alpes, en Bretagne, dans les Pays de la Loire ou encore dans les Hauts-de-France. À partir de 2008, j’ai pris des responsabilités territoriales en tant que DOTC (directeur opérationnel territorial Courrier) puis comme directeur Services Courrier Colis en Midi-Pyrénées, en Anjou-Maine et dans le Golfe du Lion. Depuis 2018, j’ai exercé les fonctions de directeur exécutif en Occitanie puis en Auvergne-Rhône-Alpes. Entre-temps, j’ai piloté le déploiement des équipes autonomes et performantes (EAP) au niveau national. Un parcours riche qui m’a permis de découvrir une grande diversité de contextes humains, sociaux et opérationnels.
Y a-t-il un projet dont vous êtes particulièrement fier ?
Pas un mais deux ! Le premier, c’est l’ouverture d’un centre de tri alors que j’étais encore tout jeune directeur. Une aventure humaine extraordinaire ! J’y ai appris à gérer des situations sociales complexes, à reconstruire un collectif et de la confiance. Cette expérience a profondément façonné ma manière de manager. La seconde, c’est la démarche des équipes autonomes et performantes, en totale adéquation avec mes convictions : les équipes disposent souvent des ressources pour résoudre leurs difficultés et s’améliorer. Le rôle du management est de créer les conditions de cette réussite grâce à la responsabilisation, l’autonomie et le développement des compétences.
Après cinq ans à la tête de la région Aura, qu’est-ce qui vous a motivé à relever ce nouveau défi national ?
J’aime profondément les métiers opérationnels. J’ai donc beaucoup réfléchi avant d’accepter. Ce qui m’a convaincu, c’est la possibilité de contribuer à une échelle plus large. Après trente ans sur le terrain, je pense pouvoir servir l’ensemble des équipes des opérations. J’ai aussi la conviction que nous pouvons encore progresser dans la manière de mener nos transformations. Les meilleures solutions naissent souvent du terrain. L’un de mes objectifs sera donc de renforcer le lien entre les équipes nationales et les territoires afin de mieux partager ce qui fonctionne.
Quel sera votre principal challenge ?
La transformation de la BSCC. Nos marchés évoluent rapidement. Nous devons adapter nos organisations, nos processus et nos modes de management pour répondre aux nouvelles attentes de nos clients. Cela passe par l’accompagnement des transformations industrielles en cours, l’évolution de la distribution, le renforcement de la sécurité ou encore l’amélioration de nos standards opérationnels. Mon rôle sera aussi de favoriser la coordination entre les différentes directions afin de rendre ces transformations plus fluides et plus efficaces.
Quel message souhaitez-vous adresser aux managers qui vont travailler à vos côtés ?
Ensemble, nous réussirons ! Les transformations que nous conduisons sont exigeantes et nécessitent une mobilisation collective. Je pense beaucoup aux managers de proximité. Leur métier est l’un des plus complexes de l’entreprise. Ils sont chaque jour au contact des équipes et portent concrètement nos ambitions. La reconnaissance de leur rôle et l’amélioration de leurs conditions d’exercice font partie de mes priorités. J’ai d’ailleurs ouvert un chantier sur la charge de travail des ROP et plus de 300 accompagnements ont été réalisés cet été pour identifier, avec les DEX, les DO et les DE, les difficultés mais aussi les pratiques vertueuses dans l’organisation de la journée ROP. Je souhaite que nous travaillions dans un esprit de confiance, de coopération et de soutien mutuel. Les enjeux auxquels nous faisons face sont suffisamment importants pour que nous les abordions collectivement !