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Horaires variables : le point sur l’expérimentation à Maubeuge
Horaires variables : le point sur l’expérimentation à Maubeuge

Après avoir testé les horaires variables durant près d’un an la PDC de Maubeuge (59) poursuit et étend l’organisation mise en place dans ce cadre. Retour sur les fondamentaux de cette expérimentation et sur ses enseignements.

Comment les horaires variables fonctionnent-ils ?

La démarche dite des horaires variables est en cours d’expérimentation depuis le 30 juin 2025 sur la plateforme de distribution du courrier (PDC) de Maubeuge (59). Elle est testée auprès de deux équipes, celle de la distribution mixte d’Aulnoye-Aymeries (14 collaborateurs) et celle de l’équipe colis de Maubeuge (12 collaborateurs). Dans le cadre de cette expérimentation, elles adaptent leurs horaires à la charge effective du travail. De même, avec cette organisation de travail plus responsabilisante, les postiers ont la possibilité de démarrer et de finir leur journée avec un battement horaire défini par le management du site. Pour matérialiser le début et la fin de leur service effectif, ils badgent et débadgent via l’application
« Mes horaires » disponible sur leur Facteo.

Comment l’application « Mes horaires » fonctionne-t-elle ?

Accessible via Facteo, cette application permet à chacun de badger et de débadger, c’est-à-dire de matérialiser le début et la fin de son service. L’application calcule automatiquement le nombre d’heures effectivement travaillées et indique au facteur et à son responsable opérationnel s’il est en situation de débit ou de crédit horaire.

Quels sont les avantages de cette expérimentation pour la PDC de Maubeuge ?

Avec les horaires variables, la PDC est en mesure d’adapter plus facilement l’organisation à mettre en place en fonction des variations de trafic, qui peuvent évoluer de manière significative d’un jour à l’autre ou d’une semaine à l’autre. Une fois les anticipations de trafic connues, la charge de travail que cela va générer est évaluée grâce au plan de production. L’équipe managériale peut ainsi ajuster, à la hausse ou à la baisse, les effectifs nécessaires.

Dès lors que la charge de travail n’offre pas toujours la possibilité de finir la journée à la même heure, les horaires variables constituent une soupape de sécurité bénéfique à l’organisation générale et à la performance de la PDC.

Quels sont les bénéfices de cette expérimentation pour les facteurs ?

Elle permet à chacun d’ajuster ses horaires compte tenu de la charge de travail tout en bénéficiant d’une certaine souplesse dans l’organisation de sa propre journée. Les facteurs acquièrent autonomie et responsabilité pour adapter leur journée de travail au trafic. De plus, ils bénéficient d’une souplesse par rapport aux aléas de leur vie personnelle. Ceux qui ont des enfants peuvent, par exemple, les déposer le matin et arriver au travail sans l’angoisse d’être en retard. De même, ceux qui ont des trajets longs pour se rendre au travail se réjouissent de pouvoir bénéficier d’une plage horaire variable. L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle n’en est que meilleur.

Parallèlement, via le système de badgeage en vigueur, chaque facteur cumule sur son compteur personnel les heures effectivement travaillées. Si ces heures dépassent le cadre légal, il bénéficie d’un « crédit » grâce auquel il peut finir plus tôt, ou se voir accorder un jour de repos au cours de la période pluri-hebdomadaire définie, avec l’accord de sa hiérarchie. Inversement, lorsque son compteur est en débit, il échange avec son manager pour identifier comment se rapprocher de l’équilibre.

Au terme de cette expérimentation, quel bilan la PDC en fait-elle ?

Le bilan s’avère positif. Outre les bénéfices qu’elle apporte aux postiers en matière de qualité de vie au travail et sur le plan de l’organisation du temps de travail, elle a généré un gain significatif sur la santé et la sécurité au travail des équipes. Les chiffres l’attestent : depuis la mise en place des horaires variables, le nombre d’arrêts de travail pour maladie est passé de 96 jours à 57 jours pour l’équipe colis et de 75 jours à 52 jours pour l’équipe d’Aulnoye-Aymeries. En outre, les équipes n’enregistrent aucun accident de travail avec arrêt. Parallèlement, la PDC a gagné en performance du fait d’une meilleure adéquation entre l’organisation du travail au quotidien et le trafic annoncé.

La première étape de l’expérimentation s’est achevée au début de l’été. Que s’est-il passé depuis ?

83 % des postiers des deux équipes Colis et d’Aulnoye-Aymeries se sont prononcés pour prolonger l’expérimentation. L’accord signé reconduit ce fonctionnement pour 48 semaines à Aulnoye-Aymeries et 54 semaines au colis. Les personnes travaillant à temps partiel qui le souhaitaient ont pu rejoindre l’expérimentation. De même, trois nouvelles équipes viennent d’intégrer le dispositif, en plus des deux déjà concernées.