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La seconde main : un réflexe ancré dans les habitudes de consommation
La seconde main : un réflexe ancré dans les habitudes de consommation


Fondée en Lituanie en 2008, Vinted est devenue en moins de 20 ans la première plateforme européenne dédiée à la seconde main. Avec 23 millions d’utilisateurs actifs, soit 29 % de la base totale de ses clients, la France représente son premier marché mondial. Paru en mai dernier, son rapport d’impact révèle une transformation profonde des habitudes de consommation des Français. Décryptage.

21,6 milliards d’euros : c’est le montant colossal des économies réalisées en un an par les membres européens de Vinted sur le seul segment de la mode adulte. La plateforme s’impose comme un acteur central de la consommation, transformant les habitudes de millions d’utilisateurs à travers le continent. En France, la seconde main est particulièrement prisée des ménages. Vinted est ainsi l’enseigne dans laquelle les consommateurs de l’Hexagone dépensent le plus chaque année et cela depuis 2020 sans interruption.

Un levier puissant d’amélioration du pouvoir d’achat

Selon le rapport d’impact de Vinted[1], 75 % des utilisateurs français estiment que la plateforme soutient directement leur budget, en facilitant la gestion de leurs finances personnelles. Un chiffre qui dépasse de 12 points la moyenne européenne. Plus frappant encore, le rapport révèle qu’un acheteur français sur trois (33 %) utilise les sommes épargnées sur la plateforme pour régler des dépenses essentielles telles que les courses alimentaires ou les factures. Cette proportion grimpe à 42 % pour les foyers confrontés à des difficultés financières.

L’achat de seconde main est devenu un réflexe financier ancré dans le quotidien des Français puisque 89 % des acheteurs consultent Vinted avant même d’envisager l’achat d’un article neuf. Cette pratique a des conséquences directes sur leur pouvoir d’achat : 62 % des membres ont réduit leur budget global consacré à la mode depuis qu’ils utilisent Vinted et 53 % se sentent moins contraints de restreindre d’autres postes de dépenses. Un comportement source d’estime de soi puisque 66 % des acheteurs se sentent fiers d’économiser de l’argent sur Vinted. Pour Marianne Gybels, Senior Director of Sustainability chez Vinted.  « La seconde main devient une évidence lorsqu’elle représente une option simple et plus abordable. »

[1] Le rapport s’appuie sur les données de transactions de 2025 et une enquête menée auprès de 50 000 membres en Europe.

Un changement profond des habitudes de consommation

Les Français se tournent vers Vinted non seulement pour reprendre le contrôle de leur budget mais également pour mieux acheter. Le rapport d’impact dévoile ainsi un profond changement dans l’acte même de consommer.

La seconde main redéfinit les standards de qualité et l’accès aux marques premium. 46 % des acheteurs français estiment trouver des articles de meilleure qualité sur Vinted qu’ailleurs tandis que 69 % apprécient d’accéder à des marques haut de gamme ou à des pièces de créateurs qu’ils n’auraient pas les moyens de s’offrir neuves. Pour Marianne Gybels, ces résultats démontrent que les utilisateurs privilégient Vinted pour « reprendre le contrôle de leur budget, tout en contribuant à une cause plus large ». La plateforme qualifie ce phénomène de « Vinted Equation » : plus d’économies génèrent moins de gaspillage pour un impact positif accru.

Réconcilier plaisir d’achat et impact positif

Vinted ne se contente pas d’alléger les dépenses : elle génère également des flux financiers pour les vendeurs. Plus de 42 % d’entre eux vendent pour récupérer un peu d’argent sur les vêtements qu’ils ont achetés mais qu’ils ne portent pas, tout en favorisant la réutilisation. Ils ont perçu 10,8 milliards d’euros en 2025. Un tiers utilise ces gains comme un revenu complémentaire, tandis que la moitié les réinvestit immédiatement dans de nouveaux achats sur l’application. Cette dynamique encourage la préservation et prolonge la durée de vie des articles : 56 % des membres déclarent ainsi prendre davantage soin de leurs affaires en prévision d’une revente ultérieure.

L’impact pour la planète s’avère également positif. Un sujet sur lequel Vinted est très attendu d’autant que certaines études, telles que celles de l’ADEME[2], réalisée avec l’université Paris-Dauphine et le Crédoc, indique que les achats d’occasion peuvent entraîner une surconsommation liée à l’accumulation ou au renouvellement rapide des biens d’occasion achetés moins chers et dorénavant plus facilement revendables. Sur ce sujet écologique, le rapport avance des résultats concrets : 76 % des achats de seconde main sur Vinted ont remplacé l’acquisition d’un article neuf, ce qui permet de gagner l’impact de la première vie du vêtement. Collectivement, ces millions de choix individuels ont contribué à éviter l’émission de 1 607 kilotonnes de CO₂, soit l’équivalent d’environ 164 000 tours de la Terre en voiture. Vinted accroît en parallèle les actions de sensibilisation de sa vaste communauté à l’adoption de pratiques plus vertueuses.

En savoir plus : lire le rapport d’impact 2025 de Vinted (version française)

[2] Étude sur les pratiques des consommateurs « Objets d’occasion : surconsommation ou sobriété ? », réalisée par l’ADEME avec l’université Paris Dauphine-PSL et le Crédoc, janvier 2023.