PARCOURS
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« L’encadrement des équipes a beaucoup évolué grâce au système de management de l’excellence »
« L’encadrement des équipes a beaucoup évolué grâce au système de management de l’excellence »

 

Depuis 2023, Gwladys Paliotti dirige l’établissement de Rouen Les 2 Rives. Une directrice de « terrain » qui souhaite embarquer avec elle les postiers dans les nombreux défis de l’établissement, parmi lesquels la diversification et la mutualisation.

Vous dirigez l’établissement de Rouen Les 2 Rives. Quel parcours vous a mené à ce poste ?

Je suis arrivée à ce poste grâce aux opportunités que j’ai su saisir au fil de mon parcours, mais aussi portée par une réelle curiosité et le goût de découvrir de nouveaux horizons. Ce qui m’anime profondément, c’est la découverte et la richesse des expériences nouvelles.

Je suis entrée à La Poste il y a vingt ans, pour financer mes études. Cela m’a plu et je suis restée. J’ai successivement été factrice, opératrice puis chargée du SAV dans la première agence Dilipak. Le déclic, je l’ai eu en devenant attachée de direction au sein d’une direction opérationnelle : en découvrant le pilotage de l’activité à travers les indicateurs de performance, j’ai eu envie de passer du “suivi” à l’action et de donner du sens à ces chiffres sur le terrain. Après quelques années, j’ai occupé un poste d’encadrante. 

Une première opportunité s’est ensuite présentée pour devenir directrice d’établissement, d’abord en intérim. Soutenue et accompagnée par ma hiérarchie, j’ai bénéficié d’un dispositif de formation de six mois, pensé pour accompagner les directeurs d’établissement tout en leur permettant de le mettre en œuvre sur le terrain. Ensuite, les choses se sont enchaînées. De fil en aiguille, mon périmètre s’est élargi. Cela fait aujourd’hui quinze ans que je dirige des établissements.

Pourriez-vous nous présenter votre établissement ?

Celui-ci est le résultat de la fusion, en 2023, des plateformes de Rouen et Bois-Guillaume. Il inclut un large périmètre, avec Rouen Métropole et le secteur de Montville. Il s’agit de l’un des plus importants établissements de la Normandie, avec 360 salariés, 12 sites au total comportant des agences et des plateformes de tri, pour la plupart des plateformes courrier.

Quels sont les défis que vous devez relever ?

L’enjeu principal est la performance économique et cela passe par la diversification et la mutualisation. La tendance est clairement baissière sur le courrier, et la généralisation de la facturation électronique ne va pas arranger les choses. Nous constatons déjà des baisses de 15 % des flux courriers sur certains sites. Nous devons donc accélérer la mutualisation et enrichir la sacoche du facteur.

Où en êtes-vous dans cette mutualisation ?

Celle-ci progresse, sur tous les fronts. Nous avons intégré près de 100% de l’activité imprimés publicitaires. En zone semi-rurale, nous incluons dans les tournées des facteurs la livraison des colis et nous sommes en train d’y ajouter également la livraison des Petits Plats Portés. Les facteurs vont ainsi livrer en même temps que le courrier, l’imprimé publicitaire, les recommandés, les Petits Plats Portés. En début d’année, nous avons par ailleurs intégré la prestation de recensement pour le compte de l’Insee et nous avons accueilli la création d’une antenne Log’issimo et accompagné la prise de poste des ressources humaines, avec pour ambition de développer l’activité.

Quelles sont les clés de réussite de cette stratégie ?

Le dialogue social est important. Il doit être nourri et régulier. Le principal enjeu est de parvenir à embarquer les équipes avec nous. Avec le temps, j’ai compris que la relation humaine et la communication étaient la clé de tout. Elles apportent de la clarté, de la motivation aux équipes et permettent aussi de mieux comprendre les incompréhensions, afin de trouver des solutions concrètes et lever les irritants. Ma « marque de fabrique », c’est justement d’être sur le terrain. C’est là où tout se passe ! Je n’aime pas être enfermée entre quatre murs, j’aime échanger avec les équipes, expliquer la stratégie, et donner du sens aux transformations que La Poste engage. À ce titre, les relations avec les équipes ont considérablement évolué ces dernières années, grâce au système d’Excellence.

Pourquoi et comment ?

Avant, nous ne communiquions pas tous les jours avec nos collaborateurs, de manière aussi approfondie. Désormais, tous les matins, les briefs permettent de communiquer les objectifs de performance, mais aussi d’échanger sur un grand nombre de sujets et surtout de réfléchir ensemble. Tous les matins, je suis sur un site différent et je participe aux briefs. Cela me donne la tendance de la journée, le climat, les « petites » fiertés, et me renseigne aussi sur ce qui ne va pas, ce qui n’est pas compris ou fait blocage.

Y a-t-il une réussite qui vous rend particulièrement fière ?

Sans hésiter, parce que la question est cruciale, nos résultats en matière d’accidentologie. Depuis le début de l’année, nous n’avons eu qu’un accident du travail avec arrêt. Un accident, bien sûr, c’est toujours un accident de trop, mais j’ai connu des années où nous pouvions en subir 30 par an. C’est le fruit d’un travail quotidien, de la référente sécurité au travail, des managers de proximité, et de l’ensemble des équipes.