Il y a trente ans, alors étudiante, Stéphanie Triquet entrait en alternance à La Poste. Elle ne le savait pas encore, mais c’était le début d’une vie postale bien remplie. Après plusieurs missions variées, elle est depuis quatre ans directrice de l’établissement d’Issoire (63). Dans un environnement en mutations rapides, elle manage une équipe de 250 personnes réparties sur tout le sud du Puy-de-Dôme. Échange avec une directrice aussi énergique qu’enthousiaste.
Pouvez-vous décrire en quelques mots votre mission et votre territoire ?
Je suis directrice de l’établissement d’Issoire dans le Puy-de-Dôme. Mon établissement recouvre 23 sites. Mon territoire, qui englobe tout le sud du département, est à la fois étendu et diversifié, avec un mix de zones urbaines et rurales. Mon rôle est de mettre en œuvre la stratégie de la BSCC en embarquant l’ensemble du collectif, soit un effectif de 250 personnes.
Au quotidien, cela implique de donner du sens aux projets, de piloter les indicateurs-clés et de fédérer les équipes dispersées sur notre vaste territoire. Pour mener à bien cette mission, je m’appuie sur le comité de direction de l’établissement, qui forme une équipe très soudée, et sur le système d’Excellence. Je tiens beaucoup à insuffler et à faire vivre une dynamique collective. Les plus belles réussites sont toujours le fruit d’un travail d’équipe.
Quelle est votre priorité en ce moment et quels sont les enjeux majeurs que vous relevez dans l’exercice de votre activité ?
À l’instar de nombreux établissements, nous mettons actuellement l’accent sur la performance opérationnelle et l’adaptation de nos ressources à la charge afin de créer de la valeur. L’équilibre charge/ressources s’inscrit au cœur de notre dialogue managérial, d’autant que notre activité évolue rapidement sous l’effet de l’accélération de la baisse du courrier, de la forte augmentation des volumes de colis et de la montée en puissance progressive des services. L’amélioration constante de nos outils de prévision est un levier précieux pour piloter nos ressources le plus finement possible. Au-delà de la sécurisation de la trajectoire financière, la bonne adaptation des ressources à la charge permet également de garantir la protection de nos postiers et la satisfaction de nos clients.
Face à ces fortes transformations, ce qui me paraît essentiel, en tant que directrice d’établissement, c’est d’accompagner les factrices et les facteurs dans l’adaptation de leur métier. Les services se sont installés dans leur quotidien. Grâce à la relation de confiance tissée avec nos clients au fil de leurs tournées, leurs apports connectés augmentent régulièrement. C’est une grande satisfaction pour moi de voir la fierté qu’ils ressentent à remonter des affaires auprès de la responsable action commerciale (RAC) puis à en suivre les retombées potentielles. Plus globalement, pour exercer mon rôle, je m’appuie sur trois piliers-clés indissociables : planification, anticipation et pilotage. Tous trois sont indispensables pour garantir l’amélioration continue de nos process et la satisfaction de nos clients. En déployant une vision à 360 degrés, je m’efforce de créer de la valeur pour le triptyque client-postier-entreprise.
Quelles ont été les grandes lignes de votre parcours professionnel ?
Entrée à La Poste en alternance lors de mon BTS Qualité, j’ai eu l’opportunité d’être recrutée à l’issue de mes études. Je travaille depuis 30 ans à la BSCC, avec deux phases distinctes d’une quinzaine d’années chacune. Durant la première, dans le prolongement de mon cursus, j’ai exercé des postes fonctionnels, allant de la qualité aux ressources humaines, en passant par la satisfaction client et le contrôle de gestion. Ensuite, j’ai évolué vers des métiers opérationnels, en prise directe avec notre cœur d’activité. J’ai été responsable production puis responsable de l’exploitation et du service au client (RESC) avant de prendre la direction de l’établissement de Pont-du-Château (63). Depuis quatre ans, je suis directrice de l’établissement d’Issoire. J’ai eu l’opportunité d’exercer des métiers très diversifiés, fonctionnels et opérationnels, sur plusieurs sites tout en restant en Auvergne.
Durant ces trente années postales, quelle est la réalisation dont vous êtes la plus fière ?
C’est d’avoir osé me lancer dans les métiers opérationnels, après quinze années d’évolution dans des postes fonctionnels. Dans ce sens-là, c’est une évolution assez atypique. Je suis fière d’avoir franchi le pas. La confiance dont j’ai bénéficié, de la part du management de la BSCC et de mes collègues, a été un appui précieux pour moi. Avec le recul, je suis convaincue d’être vraiment faite pour les métiers opérationnels. Entre le contexte de transformations permanentes avec lequel nous devons composer et la diversité des projets à mener, mon métier s’avère extrêmement diversifié. J’aime à dire que lorsqu’on est directrice d’établissement, il n’y a pas de journée type !
En conclusion, quel est le moteur qui vous fait avancer ?
De nombreuses facettes de mon métier me passionnent. Toutefois, mon moteur premier est la force du collectif. Je suis persuadée que seule, on ne fait rien ou en tout cas pas grand-chose ! Les beaux projets et les réussites marquantes se bâtissent en équipe autour d’une vision claire et partagée. C’est en jouant collectif que nous pouvons nous adapter en temps réel à notre environnement en transformation et tirer notre épingle du jeu.
« Les beaux projets et les réussites marquantes se bâtissent en équipe autour d’une vision claire et partagée. »