Profondément attaché à notre Groupe, Thierry Mercier met depuis 26 ans son énergie au service de la performance en conduisant de nombreux projets de transformation. Aujourd’hui à la tête du programme
« Objectif CA intégral », il s’attaque à un sujet un peu délaissé à la BSCC : s’assurer que chaque prestation réalisée est bien facturée et payée.
Vous avez un long parcours à La Poste. Quel en est le fil directeur ?
Je suis arrivé à La Poste en 2000. Cela fait aujourd’hui 26 ans que j’y construis mon parcours : à la BSCC essentiellement, mais aussi à l’audit, à la direction financière du Groupe ou encore chez Geopost. J’ai alterné postes opérationnels et fonctionnels. Avec toujours le même fil conducteur : celui de la transformation au service de la performance, qu’elle soit managériale – avec le déploiement du Système d’Excellence – ; organisationnelle – avec l’intégration des activités Imprimés publicitaires de Mediaposte à la BSCC – ou industrielle – avec la transformation du schéma industriel. Tous ces postes comportaient un enjeu de conduite du changement très transversale. Ce sont des défis qui me challengent et me donnent envie de me lancer.
Quels sont vos enjeux et priorités avec le programme « Exhaustivité du chiffre d’affaires » ?
L’ambition est simple : que nous soyons payés pour tout le travail réalisé par la BSCC. Plus que du chiffre d’affaires, il s’agit de récupérer du résultat d’exploitation, puisque les charges existent du fait que les prestations sont déjà effectuées. C’est un levier de rentabilité important, à maximiser. Lancé fin 2025, le programme vise plusieurs millions d’euros de résultat d’exploitation supplémentaire par an, dès 2026 et jusqu’à 2029. Il couvre l’ensemble du chiffre d’affaires de la BSCC et l’intégralité de la chaîne de valeur : conception des offres, contractualisation, prise en charge des flux, facturation, recouvrement et SAV. À chaque étape, nous cherchons à identifier et à combler les « fuites » de CA. Nous disposons d’outils industriels et technologiques remarquables, historiquement orientés qualité de service et performance opérationnelle. L’enjeu est désormais de mobiliser ces atouts – expertise des S3C, équipements, data, IA – au service de la sécurisation du CA, en industrialisant les bonnes pratiques existantes et en ciblant des quick wins concrets, notamment sur les procurations, les machines à affranchir et les courriers des petits e-commerçants.
Qu’est-ce qui vous motive dans ce projet ?
Mon moteur, c’est d’être un sourcier pour capter toute la valeur que nous créons collectivement. Chaque jour, les équipes sur le terrain délivrent un service de grande qualité et créent de la valeur pour l’entreprise. Mon ambition est de m’assurer que cette valeur ne nous échappe pas. J’aime rappeler – notamment aux managers – qu’au-delà du développement du chiffre d’affaires et de la réduction des coûts, il existe ce troisième levier, souvent sous-estimé, pourtant puissant, complémentaire des autres et, en définitive, plus facile à mettre en œuvre, qui consiste à protéger la valeur que nous créons.