Depuis le 2 janvier, Vanessa Veys pilote les opérations de la DEX Bourgogne–Franche-Comté (BFC). Dirigeante de terrain, énergique et fédératrice, elle arrive avec une conviction forte : il n’y pas de performance sans bien-être des équipes.
Votre nouvelle mission en quelques mots ?
Ma mission est simple : faire réussir les équipes dans un environnement exigeant et en transformation. Je vois mon rôle comme celui d’un catalyseur : donner du sens, fixer un cap clair et créer les conditions pour que chacun puisse s’exprimer pleinement. La performance est essentielle, mais elle doit être portée par l’engagement et la fierté collective.
Ma conviction, c’est qu’il faut des équipes bien au travail pour délivrer un service de qualité. C’est profitable pour les clients et pour le développement de nos activités. Les postiers sont la clé du business ! À mon arrivée à la DEX BFC, je me suis fixée trois priorités : engager chaque agent pour qu’il devienne acteur de sa propre sécurité ; embarquer le collectif dans les objectifs de performance de la branche ; et développer les compétences de chacun. Faire grandir les femmes et les hommes de l’entreprise, c’est garantir notre réussite.
Quel parcours vous a menée à cette fonction ?
Un parcours 100 % La Poste et 100 % terrain ! J’ai commencé en 2000, comme agent facilitateur de la distribution en emploi jeune – un dispositif de CDD de 5 ans qui n’existe plus aujourd’hui. Très vite, j’ai pris des fonctions d’encadrement en devenant manager de proximité à Roubaix. J’ai ensuite intégré le programme ELAN, l’équivalent de notre système d’excellence actuel, pour accompagner les équipes dans l’appropriation d’un nouveau modèle managérial. C’est à cette époque que j’ai vraiment pris conscience de mon goût pour le management et que je me suis engagée pleinement dans cette voie en occupant des fonctions en exploitation, en excellence opérationnelle, en qualité et satisfaction client, avant de devenir directrice d’établissement pendant cinq ans, jusqu’à l’année dernière. Entre temps, j’ai pris le temps de me former, en suivant un master en management d’unité de projet en 2013. Je suis très fière de mon parcours et reconnaissante envers notre Groupe qui m’a fait confiance et m’a accompagnée dans cette montée en compétences.
Quels engagements vous tiennent particulièrement à cœur ?
La diversité des enjeux et la dimension profondément humaine du territoire. La BFC nécessite un management de proximité, capable d’écouter, d’adapter et de fédérer. J’ai été attirée par la responsabilité qu’implique ce poste : celle d’incarner une vision, de porter la transformation et de créer un collectif solide face aux défis.
Je suis également très engagée sur le sujet de la parité. En tant que membre du Comité Parité, je contribue à identifier et encourager des talents féminins vers des postes de direction. Pour ma part, je ne me suis jamais demandé si j’avais moins de chances de réussir qu’un homme. Devenue manager assez jeune, avec des enfants en bas âge, j’ai dû trouver le bon équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle. Je suis la preuve que c’est possible. Mais je sais aussi que beaucoup de femmes manquent de confiance et ont peur de ne pas y arriver. Je veux les encourager à se lancer et les accompagner dans leur progression. Tout cela contribue à un changement global, culturel, qui va être déterminant pour la BSCC : notre capacité à nous adapter, à innover et à mobiliser les femmes et les hommes du terrain. Car sans eux, rien n’est possible.
Mon moteur, c’est le sens. Savoir pourquoi nous agissons et ce que nous apportons. C’est aussi la progression : voir une équipe dépasser ses propres limites, constater qu’un projet que l’on pensait difficile devient une réussite collective.
Je suis animée par l’idée que le leadership n’est pas une position, mais une responsabilité : celle d’ouvrir la voie et d’assumer les décisions.